Les eaux florales

Recueillie à la distillation, l'eau florale ou hydrolat, est l'eau distillée, séparée de l'huile essentielle à la sortie de l'alambic. De nature hydrosoluble, elle transmet le message subtil de la mémoire de l'eau, des plantes et des huiles essentielles.

Riches en principes actifs polyvalents, les eaux florales ont une concentration en molécules aromatiques variant entre 0.05 et 0.1% et permettent ainsi une utilisation en toute sécurité. Complices indissociables des huiles essentielles, leurs utilisations complètent et renforcent l'action thérapeutique des huiles essentielles Généreuses et aux parfums délicats, les eaux florales offrent, en plus, une aventure sensorielle aromatique intense et nous donne accès à une aromathérapie à la portée de tous.

Définition de l’eau florale

Eau florale :
vapeur d’eau condensée résultant de la distillation d’une plante aromatique et/ou d’une fleur, qui se sépare naturellement de l’huile essentielle à la sortie de l’alambic, et qui s’est chargée de molécules aromatiques au cours de la distillation des fleurs.

 

Hydrolat (ou hydrolat aromatique) :
la définition officielle du Droit Français est la suivante : « distillat aqueux qui subsiste après l’entraînement à la vapeur d’eau, une fois la séparation de l’huile essentielle effectuée ». Pour le dire plus clairement, c’est l’eau utilisée pour la distillation d’une plante aromatique et/ou d’une fleur, qui se sépare naturellement de l’huile essentielle à la sortie de l’alambic, et qui s’est chargée de molécules aromatiques au cours de la distillation des plantes entières.

10 références d'eaux florales en 100 ml.

Prise de parole by JCS
« …Chez sevessence, les eaux florales sont de qualité « un pour un ». Cela signifie que, lors de l’extraction et la distillation, nous prélevons seulement un litre d’eau florale pour un kilo de matière première… »

 

Bon à savoir : Certains producteurs indélicats vont jusqu’à extraire cinquante litres d’eau florale pour un kilo de plante. Le résultat est forcément différent : les arômes sont moins denses, tout comme la concentration en principes actifs. La qualité du produit final s’en ressent. La concentration des principes actifs présents dans l’eau florale est un gage de qualité primordial. Ainsi, au cours de la distillation, on ne recueille généralement que les premiers 10 litres d'eau, les suivants étant beaucoup moins riches en molécules odorantes et actives.

 

Une histoire d’eau… très personnelle
Expériences et observations de terrain ont marqué mon enfance aromatique, en Provence, avec mon père. Nous devons tous cette pacifique et belle révolution des eaux florales à un heureux accident qui remonte aux années 1980.
Je m’explique…
Devant l’épanouissement d’un marché devenu florissant grâce à l’engouement général pour les huiles essentielles, et l’arrivée des « gourous de bacs à sable » qui les prescrivaient à tire larigot, sans connaissance aucune, nous avons logiquement hérité d’une législation drastique, officialisée le 23 juin 1986 . Elle concerne les huiles essentielles réservées au monopole de la pharmacie : les absinthes (petite, grande, blanche et arborescente), l’armoise, le cèdre, le chénopode, l’hysope, la moutarde, la rue, la sabine, le sassafras (dont la composition se rapproche de certaines drogues comme l’ecstasy), la sauge officinale, la tanaisie et le thuya. Ce décret avait pour but, bien sûr, de protéger les consommateurs contre les dangers potentiels des huiles essentielles « de caractère », contenant une forte présence de molécules toxiques (notamment les cétones). Je trouve cette liste tout à fait justifiée. Mais, je le regrette, elle a marqué le début d’une diabolisation des huiles essentielles, une suspicion ayant rapidement pesé sur toutes les essences, jusqu’aux plus inoffensives.
Devant ce handicap non négligeable pour nous producteurs, mon père Michel Sommerard chercha à élargir le cadre de ses productions. C’est ainsi qu’il commença à valoriser, en France, les eaux florales et les hydrolats. Et il y avait fort à faire, le marché de l’époque se résumant à peu près au bleuet, à l’hamamélis, à la rose et à la fleur d’oranger. Grâce à sa passion de producteur et à la qualité de ses recherches, il développa notamment les eaux florales des plantes donnant des huiles essentielles « de caractère », comme l’hysope ou la sauge officinale, méconnues à l’époque. Les eaux florales affluèrent sur le marché dès 1987. Ce fut le début de l’aromathérapie douce et des traitements à base d’eaux florales.
Je viens de là !